12 juin 2006

Instantanés d'un soir

Pour être franc, je garde un souvenir mitigé de cette première de "Conditions humaines" dans un Zénith. L'accrochage de l'expo a été une galère, un des tirages s'est volatilisé pendant l'entracte (Merci les fans), l'ambiance était un peu moins chaleureuse qu'à Sallaumines. Hormis ça, le public a plébliscité Pietra et toute la troupe, mon filleul et ma nièce ont pu découvrir l'envers du décor (Merci Amélie) et j'ai découvert d'autres points de vue. Ça aurait pu être pire...

Erci Valentin, le maître des lumières.


Derniers réglages avant l'entrée du public.


Un final émouvant.


Un oeil noir vous regarde.


La noirceur de la mine devient soudain réalité sur la scène du Zéntih.

"Conditions humaines" entre dans l'arène

Jeudi 1er juin. Je prends la direction du Zénith de Lille. Le lendemain va avoir lieu la première représentation de "Conditions humaines" dans un Zénith. du coup, une grande partie de l'infrastructure scénique passe à la taille xxl. Et les coulisses s'apparentent plus à un concert de rock qu'à un spectacle de danse classique (le spectacle, pas la danse). Je retrouve toute la troupe qui est déjà à pied d'oeuvre. Les techniciens ne comptent plus les heures à résoudre les problèmes posés par les nouvelles dimensions de la scène. Les danseurs savent, pour leur part, que le physique va être mis à rude épreuve. Comme me le confie Yoann : "Là, on est crevé". Et ce n'est qu'une mise en bouche...

Drôle d'endroit pour une répét'.


Les coulisses du Zénith de Lille. Vous avez dit clinique?


Comme une sensation d'espace inifini.


Changement de point de vue, et l'on perçoit le spectacle autrement.


Pietra est attentive au moindre détail. Il faut dire que le challenge est de taille.

A la suite d'un incident technique...

... je n'ai pas pu effectuer de mise à jour durant quelque temps. En fait, je n'arrivais plus à récupérer mes archives. Un peu gênant, pour ne pas dire carrément emm... L'informatique ayant décidé de fonctionner à nouveau normalement, je vais pouvoir continuer mon diaporama vénitien. Vous en voulez encore? C'est parti.

San Giorgio Maggiore vu du vaporetto. Une autre façon de vivre les transports en commun.


L'entrée du Caffé Florian sur la place Saint-Marc. Être ouvert depuis 1720, forcément ça laisse des traces.


Non loin du Pont des soupirs, la circulation des gondoles à l'heure du touriste (heure de pointe en vénitien).


Jeu de reflets dans une ville d'eau.


Un portrait de Mao sur la façade d'un palais vénitien (le palazzo Cavalli-Franchetti), ça donne tout de suite un cachet...

20 mai 2006

De la pluie et du beau temps

Ce qu'il y a de bien lors d'un séjour à Venise, c'est que le beau temps n'est pas toujours au rendez-vous. Tant mieux, ça fait des photos un peu différentes. J'ai eu de la chance, la semaine dernière, de n'avoir qu'une journée de pluie. C'était largement suffisant pour tenter de capter des atmosphères différentes. Et comme le soleil s'est de nouveau invité pour la suite du séjour, en route pour de la carte postale! Il ne me manque plus que Venise sous la neige. Mais je surveille les bulletins météo.

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir?


Averses sur Murano.


Place Saint-Marc, les pigeons sont les rois.


A voir lors d'un séjour, l'île de San Michele, le cimetière de la ville. Un endroit isolé et baroque qui abrite, entre autres, la sépulture de Stravinsky.


Tout est dit.

19 mai 2006

Children of the sea

Je dois encore être en vacances, l'esprit un peu en roue libre. Le titre de ce billet est directement inspiré d'une chanson de Black Sabbath... que je suis en train d'écouter. Mais bon, j'ai des circonstancces atténuantes, car je reviens du pays des "Enfants de la mer". Car bien qu'enfermée dans une lagune pas si vaseuse qu'on veut bien le dire, Venise est une ville de mer. C'est peut-être ce qu'il m'y plaît tant. Enfin, on ne va pas attaquer une psychanalyse de bazar, vous voulez des photos de la Sérénissime (le p'tit nom de Venise, c'est pas chou tout ça?), patience, ça va venir. C'est que le déclencheur n'a pas chômé durant ces six jours sur la côte adriatique. Voilà donc une première sélection. Le reste va suivre.

L'île de San Lazzaro, non loin du Lido, héberge un monastère arménien. Lors de la visite, un moine débonnaire mais cultivé nous montre l'objet ci-dessus. "Le créateur de cette pièce en ivoire", nous expliqua le moine, "a mis 25 ans à achever son oeuvre. A quoi sert-elle? ... A rien". Au moins, pendant 25 ans, en voilà un qui ne s'est pas emm...


Un peiti coup d'oeil à la fenêtre de la chambre d'hôtel, et voilà le spectacle. Dépaysant, non?


Ambiance nocturne.


Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenu...


Un détail de la sculpture d'acceuil face au Palazzo Grassi, la dernière folie de François Pinault. Ça permet de voir Venise autrement.

06 mai 2006

Cap au Sud...

J'avais mis le blog en sommeil pour préparer différents sujets. La semaine qui vient va carrément être celle de l'hibernation. Je mets le cap sur Venise dès aujourd'hui et pour une semaine. Rendez-vous au 14 mai, et d'ici là, comme dirait Moustic : "Banzaï!!!!"

27 avril 2006

En passant...

J'en suis resté comme deux ronds de flan. Hier, au Fou du Roi (l'émission de Stéphane Bern sur France Inter), l'invité musical était MAP. Leur rap/raï a séduit les programmateurs de l'émission. Et les petits gars de ch'Nord ont assuré comme des bêtes. Plus particulièrement leur reprise à leur sauce du "Hexagone" de Renaud qui a dû ravir Didier Porte (un formidable chroniqueur de l'émission) mais n'a pas vraiment fait plaisir au maire de Bourges (un ex-UMP devenu radical). Peut-être la référence "au bruit et à l'odeur" de notre cher Président de la République... Tout ça vaut bien une petite photo de leur concert de Drocourt, dans le cadre des Enchanteurs.

Les Enchanteurs : Le grand final

Les meilleures choses ont une fin. Vendredi dernier, "Tous debout" a dignement clôturé la 7ème édition des Enchanteurs, à Noyelles-Godault. Avec, comme à l'accoutumée, une affiche éclectique tendance "auberge espagnole". Au moins, il y en avait pour tous les goûts. Urban Bronx (les petites soeurs des Tambours du Bronx?) ont donné un ton offensif et métallique à la soirée. Y allait y avoir du rythme.
Même s'ils font dans le style musette/jazz manouche, Szgaboonistes sont restés dans le tempo d'ouverture. On n'était pas là pour faire du tourisme. Ce qui a permis au guitariste de faire étalage de sa maestria. Impressionnant. Quartier français puis Lulu ont pour leur part emmené le public vers des rivages plus calmes. De la country aux forts accents du bayou suivie d'une chanson française subtile et intelligente, il n'y avait rien de tel pour se détendre les neurones. Après cette séance de relaxation, le public était prêt à accueillir Parabellum. Ces dignes représentants du punk rock n'ont fait ni dans le détail, ni dans la dentelle. Et ça a été un vrai bonheur. 45 minutes toutes guitares dehors, avec en prime la chanson de Saturnin! Toute mon enfance passée à la moulinette rock, yeah!
Changement d'ambiance avec Trans Global Underground. Ce combo british dans la mouvance d'Asian Dub Foundation a balancé à un public médusé et ravi une musique à la frontière de la world et de l'électro. Sitar, percus, guitares et batteries, ça faisait une sacrée mayonnaise qui a bien pris. Mon Côté punk s'est chargé de la fermeture du festival. Cette grande famille du métissage muscial a été fidèle à elle-même, chaleureuse et déjantée. Un vrai feu d'artifice scénique. La Star Ac peut en prendre de la graine. Pour ceux qui souhaiteraient voir un peu plus d'images des Enchanteurs, allez faire un tour, lundi 1er mai, au salon du livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras. Droit de Cité y aura un stand. Allez leur faire un petit coucou, ça leur fera plaisir.

Les Tambours du Bronx au féminin. Vive la parité.


Lulu, tout en finesse.


Si vous aimez le métissage, Trans Global Underground est fait pour vous.


Mon Côté punk, c'est toujours des surprises sur scène.


La bande à Schulz (Parabellum) a toujours la pêche après toutes ces années passées sur la route.

17 avril 2006

Conditions humaines : Rideau!

"Voila, c'est fini". Enfin, pas tout à fait, car "Conditions humaines" va maintenant commencer à vivre en tournée. Mais samedi soir, il s'agissait de la dernière à Sallaumines. Sur scène, les danseurs ont donné tout ce qu'ils avaient. Dans le viseur, c'était un vrai régal. Pour changer un peu, j'avais sorti le 300mm. Une façon de voir le spectacle d'un autre oeil et de continuer à accumuler des images sur une sacrée création. C'est un chapitre qui se clôt. Mais rendez-vous est déjà pris pour le 2 juin au Zénith de Lille. En attendant, un grand merci à Pietra, Julien, Aurore, Laura, Nam, Véronique, Aurélien, Eray, François, Sébastien et Yoann, qui ont accepté mon envahissante présence et m'ont laissé une totale liberté d'expression. Un autre grand merci à l'équipe technique (Eric, Fred, Manu...), même si la lumière... :)))
A bientôt à tous.




Les Enchanteurs : riff raff

La salle des fêtes de Carvin devrait être classée monument historique. Ça devient rare ce genre d'espace kitsch, tendance art déco, avec un plafond qui se perd dans l'obscurité. Un chouette endroit pour le dernier concert des Enchanteurs, si l'on excepte "Tous debout" - un festival dans le festival - qui aura lieu vendredi prochain à Noyelles-Godault à partir de 18h (allez jeter un oeil sur www.lesenchanteurs.com). Avec Jéronimo et As Dragon à l'affiche, les murs de la vénérable salle ont tremblé jeudi soir.
Jéronimo a donné le ton avec une pop nerveuse. Cette formation basique (guitare/chant, basse, batterie, avec un soupçon de boucles) ne s'embarrasse pas de fioritures. Il faut que ça bouge. Et ça bouge bien. D'autant mieux que le public a joué le jeu. Et Jéronimo n'avait plus trop envie de quitter la scène. Vivement qu'on puisse les revoir en tête d'affiche.
As Dragon était attendu au tournant. Leur chanteuse, Natascha, est auréolée d'une réputation d'excentrique un peu sulfureuse. Sur scène, difficile de ne pas faire le parallèle avec l'Iguane (aka Iggy Pop) ou les Ramones. Mais musicalement, leur rock paraît un peu moins puissant que celui de Jéronimo. Et Natascha a beau se démener, le public n'a pas vraiment adhérer. On ne peut pas être bon tous les jours.




Conditions humaines : retour en images - 2

Mardi 11. C'est le grand jour, la première. Une grosse délégation du Conseil régional est là. Ceux qui espéraient voir du "people" en sont pour leurs frais, seul Jean Glavany est présent. Mais bon, on est pas là pour ça. A l'entracte, je file dans les coulisses pour prendre la température. A voir les mines détendues de la troupe, les choses se passent bien. Une équipe de France 2 est aussi là. Ils terminent un sujet sur la création de "Conditions humaines" qui est diffusé à partir d'aujourd'hui et jusque vendredi dans le journal de 13h (vers 13h20, 13h25).
La réception officielle se déroule dans la salle d'exposition de la MAC. Le travail que j'ai réalisé sur les répétitions est accroché aux murs, les visiteurs ont l'air d'apprécier. Après les discours, place au verre de l'amitié. Avec Eric, un collègue photographe, nous finissons à une heure avancée de la nuit après avoir dignement fêté l'acte de naissance officiel de "Conditions humaines". Et le champagne était bon...

Vous voulez passer à la télé? Faites de la danse.


Surprise à Sallaumines. Les danseurs passaient par la salle pour rejoindre la scène.


Lors de la réception, Julien est en grande discussion avec Michel Edouard, un ancien mineur, qui a beaucoup aidé Pietra et Julien dans leur découverte du monde de la mine.


Peu de temps auparavant, Michel Edouard avait rejoint la troupe sur scène.


Avant d'arriver sur scène, Aurélien continue son échauffement. Renversant.

Conditions humaines : retour en images - 1

Lundi 10. C'est la générale. L'ultime répétition grandeur nature. La salle est pleine à craquer. La représentation passe comme dans un rêve. Même si l'on sent quelques retenues ici ou là, la machine est rôdée. Lorsque le rideau se ferme, la salle est debout et commence une ovation qui semble ne jamais vouloir finir. Il en sera de même le lendemain et lors de la dernière représentation. Pour ma part, je continue à assurer des images, il faut dire que la lumière... (Non, Eric, pas la tête! Pas la tête!)

Aurore et Laura en clair-obscur.


C'est la lutte finale.


L'homme-machine dans toute sa splendeur.


Quand les machines s'emballent.


Ombre et lumière sur la salle des pendus.