17 février 2009

Du blues en dentelle... De la dentelle de blues

Ils nous avaient gâtés samedi soir, Pierre Failly et Francis Gallet, les boss de Blue Box, avec une affiche alléchante. Coen Wolters et la ravissante Ana Popovic pour un show qui a tenu toutes ses promesses à l'espace Delfosse de Billy-Montigny. Bon, pour être franc, Coen Wolters, je connaissais pas trop... Enfin pas du tout. Son trio tourne comme un bon gros V8 lancé à l'assaut d'un highway. Et les références à Stevie Ray Vaughan sont limpides. Il a dû tomber dedans quand il était petit, Coen Wolters...
Avec la vedette du jour, changement de style. Si on reste - évidemment - dans le blues, Ana Popovic ne dédaigne pas s'aventurer dans le funk, la soul voire le rock (cf une reprise d'un morceau méconnu de Clapton "Hungry"). Sa voix chaude et légèrement éraillée lui permet ces incursions avec un réel bonheur. Côté guitare, bon nombre de spectateurs ont dû rêver d'être réincarnés en Stratocaster passant dans les mains de la belle. La bougresse sait se servir de sa six-cordes et pas seulement pour prendre des poses. Ça joue, ça envoie du bois et Ana est bien aidée en cela par un backing band redoutable, avec une mention spéciale au bassiste et au clavier. Cerise sur le gâteau, le concert s'est achevé par un boeuf gorgé de feeling avec Coen Wolters, dont c'était l'anniversaire. Il a eu un cadeau qu'il n'est pas prêt d'oublier...
Plein les yeux...
Coen Wolters aime partager son amour de la note bleue.
Back in the seventiesQuand le rouge est mis...
Basse/guitare, un sacré duo.

30 janvier 2009

Dans la manif... 2

Allez, comme vous êtes sympa, encore quelques photos de la manif' lilloise d'hier.





Un recyclage intelligent : ce manifestant de Sud défilait avec un casque de CRS de 1968. J'ai bien aimé le clin d'oeil.

Dans la manif...

Un petit rayon de soleil, et une manif' ça vous a tout de suite une autre allure. C'est ce qui s'est passé, hier après-midi, à Lille. Les Sarkonneries exaspèrent pas mal de monde ces derniers temps. Du coup, il y avait foule pour battre le pavé lillois. Au moins 30.000 personnes selon "La Voix du Nord". Ça faisait un bail qu'il n'y avait pas eu autant de manifestants dans les rues. En prime, l'ambiance était sympa, bon enfant. De quoi glaner quelques images... de manifestation, évidemment.

Savoir être au-dessus de la mêlée (l'excellent Pascal Rossignol de l'agence Reuters).
Nicolas qui ?

Savoir être au-dessus de la mêlée. (bis)

19 janvier 2009

Le retour du british blues

Les années 60 à Londres ont été marquées par la déferlante créatrice et psychédélique du "Swinging London".  Dans cette extase musicale, le blues s'était taillé une belle place avec des représentants tels que John Mayall, Peter Green et Fleetwood Mac et les légendaires Yardbirds avec Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page. Une mode chasse l'autre, Outre-Manche le blues est retourné dans les clubs pour une période de vaches maigres qui a pris fin avec le succès de Stevie Ray Vaughan et le retour de Gary Moore à ses premières amours.
Depuis, le blues anglais se porte bien. Matt Schofield, en concert samedi soir dans la région l'a démontré avec maestria et cette attitude flegmatique et un peu décalée propre aux sujets de sa Gracieuse Majesté. Les doigts virevoltant sur sa Strat' 61 (une vraie pas une reissue...), s'appuyant sur une section rythmique inhabituelle (batterie/orgue), Matt s'est laissé porter - et le public avec - par un blues aux accents résolument funky, voire jazzy agréable à écouter. C'est vrai que ça ne va pas révolutionner le genre, mais au final, ça donne une soirée sympa. En ces temps de crise, c'est toujours ça de pris...  





11 janvier 2009

Bonne année !!!

Si ça continue, je vais être à la bourre pour souhaiter mes voeux... Donc à vous tous et à vous toutes qui prenez la peine de venir, plus ou moins régulièrement, sur ce blog je vous souhaite une bonne année 2009 pleine de bonheur, d'amour, de santé au zénith, de musique plein les oreilles, de belles images loin du climat de morosité qui flotte actuellement dans l'air.
De ce côté-là, j'ai de la veine. j'ai fini l'année en faisant des photos de ma nièce pour son book. Ben oui, encore. Je n'étais pas vraiment satisfait (doux euphémisme) de ma production précédente. J'ai récidivé. Ce coup-ci, on s'est donné les moyens de faire quelque chose qui tienne la route. Voilà une partie du résultat. Ma nièce en est ravie. Moi, je trouve ça pas trop mauvais. Si vous avez un avis sur la question, n'hésitez pas à laisser un commentaire. A plus pour de nouvelles aventures.




01 décembre 2008

L'envol

Il y a deux ans que j'ai fait connaissance de François Przybylski. Il venait de faire une entrée timide au sein de la Compagnie Pietragalla pour la création de "Conditions humaines". Depuis, le gaillard a pris de l'épaisseur et a commencé a prendre son envol. Samedi soir à la MAC de Sallaumines, François a continué la mutation de la chrysalide en papillon avec deux spectacles "Trop.peu" et "4 murs 1 porte", cette dernière étant une chorégraphie de Poundo Gomis à laquelle elle participe. Si pour cette chorégraphie, on reste dans un spectacle de facture classique, "Trop.peu" est un OVNI concocté par François, le vidéaste Jean-Louis Accettone et le dessinateur (NDR : c'est réducteur mais juste. Car le bonhomme est aussi infographiste, musicien, spécialiste de l'animation et bien d'autres choses encore) Sébastien Naert. Une façon originale et un peu barrée de créer le don d'ubiquité par la grâce de l'animation et de la technologie. Le tout en direct, François créant au fur et à mesure une chorégraphie s'adpatant aux images... où ses doubles sont déjà en scène. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c'est bizzare...




Unplugged... Plugged... Que du bon (suite et fin)

Encore quelques images glanées lors du concert Christophe Marquilly/Innes Sibun.


Un Christophe Marquilly intimiste, c'est pas courant.
Innes Sibun, toujours au plus près du public.

Unplugged... Plugged... Que du bon

L'avantage des concerts organisés par Blue Box, c'est qu'on a toujours des surprises. Musicales, souvent. Géographiques, aussi. Faire, vendredi soir, une affiche Christophe Marquilly/Innes Sibun... à Ecourt-Saint-Quentin, fallait oser. Ça n'empêche pas de retrouver de vieilles connaissances et de passer un bon moment.
Christophe Marquilly s'est chargé d'ouvrir les débats d'une façon un peu inhabituelle. Seul à l'acoustique pour présenter des extraits de son nouvel album "Rien n'est joué" qui devrait voir le jour le 13 février 2009. Eh oui, un vendredi. Supertitieux, le Christophe ? Côté musique, le style brut de fonderie de Stocks laisse place à un feeling plus bluesy et à un jeu plus réfléchi. C'est ça la maturité.
Même si Christophe Marquilly avait fini sur quelques standards de Stocks pour chauffer le public, la transition avec le "blitz" d'Innes Sibun a quand même été raide. Avec sa bande de furieux et une Les Paul déchaînée, Innes Sibun a d'emblée donné la tonalité du concert. Un rock bluesy graisseux revendiquant ouvertement les influences de Rory Gllagher mais surtout de Jimmy Page. Quand on insère le break final de "How Many More Times" dans une compo, il ne faut pas être rock critic diplômé pour comprendre la vénération d'Innes au maître du Dirigeable. Il y a pire comme références...
Christophe Marquilly : toujours plus haut... sur le manche.
Innes Sibun la recherche de la note bleue. Le calme avant la tempête.

17 novembre 2008

I'm confused (suite et fin)

Encore quelques images glanées lors du concert des Yardbirds à Comines.
Heart full of soul... version Chris Dreja.
La complicité entre Ben King et Jean-Michel Kajdan fait plaisir à voir.

Alan Glen, discret et disert, harmonica aux lèvres.
Jim Mac Carty, le pilier du groupe.

I'm confused

Ce titre des Yardbirds (devenu Dazed and Confused chez Led Zeppelin) traduit bien mon état d'esprit actuel. Tellement bien, que je n'avais pas encore mis en ligne quelques images du concert des Yardbirds, justement, qui s'est déroulé il y a une semaine et demi à Comines. Ce show qui a ouvert la tournée française confirme ce que j'avais écrit lors de leur prestation de Béthune. L'apport de Jean-Michel Kajdan et Ben King aux guitares fait irrésistiblement penser au duo/duel Beck-Page qui ont fait les grandes heures de ce groupe.

John Idan, le bassiste/chanteur, joue à fond la carte sixties.
Une sacré paire...
Chris Dreja aux maracas. Ou quand le rock du Swingin' London flirte avec la world music.

En première partie, Sugar Mama a parfaitement rempli son contrat avec un boogie-blues de bonne facture.

15 novembre 2008

So long, Philippe...

Hier, Philippe Beele a choisi de tirer sa révérence. Photographe à la ville de Lille, mais photographe avant tout, il savait capter les émotions et la sensibilité de cette ville, de sa ville. Ce type était profondément humain, cultivé, tolérant et bon vivant. Il savait jouer des mots aussi bien que du déclencheur. Il avait été à l'origine de l'Association des photographes de presse du Nord/Pas-de-Calais dont il avait été le président.
Pour être honnête, je me retrouve comme un con devant un écran pour parler d'un mec que j'appréciais énormément. Certes, ça faisait pas mal de temps que nos chemins ne s'étaient pas croisés. Mais il faisait partie de ces gens qu'on n'oublie pas. L'annonce de son suicide m'a laissé "sur le carreau". Difficile de trouver les mots justes... Si vous voulez lui rendre un hommage (plus que mérité), venez lundi à 12h à l'entrée de la mairie de Lille. Là où il a choisi de partir pour un monde meilleur... Ça en dit long.