17 janvier 2007

Noir métal...

C'est le titre d'une BD mise en images par Jean-Luc Loyer et écrite par Xavier Bétaucourt. Au gré d'un dessin sobre et d'une enquête sans failles, nos deux compères reviennent en détail sur les soubresauts d'agonie et la fermeture de l'usine Metaleurop à Noyelles-Godault qui avait laissé 830 salariés sur le carreau. Avec en prime, un regard sans concession sur les dégâts environnementaux et de santé publique consécutifs à 111 ans de production de plomb et autres joyeusetés. Ce travail sans concession vient d'être nominé pour le prochain festival de la BD d'Angoulême pour le prix France Info de la BD de reportage et d'actualité.

01 janvier 2007

2007, une année dans le vent?

Et vive la nouvelle année! Je vous souhaite tout ce que l'on peut souhaiter en de pareilles circonstances( ne plus avoir la gueule de bois les lendemains de cuite; gagner à l'Euromillions pour envoyer balader son patron, n'avoir à faire qu'à des gens sympas, ouverts et intelligents). Mais surtout je vous souhaite une année écolo. Si, si, c'est dans l'air du temps. D'ailleurs, regardez la photo...

27 décembre 2006

Chaud devant...

A force de courir deux lièvres à la fois... On se casse la gueule. Ayant depuis fin octobre un nouveau blog à gérer et un autre devant s'ouvrir en janvier, celui-ci va être mis en sommeil. Si cela vous dit de retrouver ma prose et mes images, ça se passera là :
http://skpadnews.blogspot.com
ou là (à partir du 15 janvier) : http://lesenchanteurs.blogspot.com
Mais j'essaierai de venir régulièrement parler de la pluie, du beau temps, de photo, de musique... Comme d'hab, quoi.
A bientôt sur la Toile et ne faites pas trop d'excès pendant les fêtes (Mon épouse, Karine, se marre. Elle dit que c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre :-))

13 décembre 2006

Pas de pot!!! (si,si je vous jure)

Un aller-retour de plus de 2000 kms en deux jours, c'est un peu usant. Mais bon, ce rapide séjour à Pau, pour le vernissage de l'expo du Club de la presse Nord/Pas-de-Calais dans le cadre du salon Pauphoto, m'a permis de retrouver un collègue de Sud-Ouest et les produits de la région! A part ça, le temps était, semble-t-il meilleur dans le Nord que dans les Pyrénées. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu autant de flotte en une journée! Malgré cela, Pierre-Eric Preux, l'organisateur du salon nous avait concocté un buffet aux couleurs locales qui a un goût de "reviens-y". Encore bravo, PEP!
C'est beau Pau sous la pluie
Pierre Perrin, un ancien de Gamma présentait une expo sur la pêche aux cormorans. La grande classe.
Ouh, le vilain copieur! (c'est de l'humour)
François-Pierre Langlois fait dans la photo panoramique. Et le bougre maîtrise la technique.

Mon ancien collègue de Sud-Ouest, Jean-Louis Duzert. Jean-Louis, le jurançon est super!!!

08 décembre 2006

En passant... Spécial dédicace

Voilà ce que c'est que d'avoir trente-six fers au feu. Il y en a toujours un qu'on oublie. Allez jeter un oeil sur le blog de l'Escapade (voir lien l'Escapade au quotidien) et vous comprendrez pourquoi ce blog était déserté. Avant de partir pour Pau tout à l'heure, une petite série d'images. La première est portrait de Denis Robert qui était passé au Club de la Presse à Lille. Ce journaliste-écrivain est celui par qui le scandale Cleartsream est arrivé. Pour plus de renseignements, rendez vous sur son blog : http://ladominationdumonde.blogspot.com. Pour s'attaquer à la puissance de la finance, luxembourgeoise qui plus est, il faut avoir une sacré paire de corones (comme on dit de l'autre côté des Pyrénées). Chapeau, l'artiste et bon courage dans ta lutte.

Le week-end dernier, j'ai fait un petit détour par Chambord. C'est sympa comme pavillon de chasse. Le genre de bicoque que les agents immobiliers appellent une demeure de caractère. Avec 277 cheminées, du caractère, Chambord peut en avoir. Le soir au resto, nous avons eu droit à une aubade des sonneurs de cors. Du coup, mon boîtier était de sortie. Voilà le résultat. Pour des images de Pau, rendez-vous mardi.

21 novembre 2006

A la demande générale...

Une nouvelle rafale d'images du Sam blues festival. Et pourtant, je ne me sentais pas particulièrement inspiré... Y'a des jours comme ça.
Quand TT, le batteur de Hot Chickens voit rouge (ah, ah, elle est bien bonne celle-là!)
Une image faite "à l'arrache" du bar. C'est un endroit stratégique pour tout photographe qui se respecte.

Rock'n'Roll!!!!!!

Old Man en pleine lumière.

Eh oui, tout arrive. Même un rang d'oignon sur ce blog. On aura vraiment tout vu.

19 novembre 2006

Les enfants de la Télé...

C'était vendredi soir à Méricourt. Rassurez-vous, Arthur n'était pas là. En fait, la Télé, ce n'est pas toujours "les étrange lucarnes" selon le mot du regretté Yvan Audouard . C'est aussi la Fender Télécaster une guitare de légende, celle qu'on surnomme "Mother of 'em all" aux USA. Elle a été la reine de la première soirée du Sam Blues Festival dans les mains de Didier Bourlon (Hot Chickens) et de Fred Chapellier (Neal Black).La Télé n'a jamais été une fan du politiquement correct. La preuve.

Avant d'en arriver là, Old Man s'est chargé de la mise en bouche. Avec deux heures de répet' au compteur, ce trio de reprises blues-boogie-rock a honorablement tiré son épingle du jeu et même rameuté les habituels piliers de bar. Si c'est pas un signe, ça...Old Man. C'est "Psycho Daisies".

Quand Hot Chickens a investi la scène, c'était carrément "Retour vers le futur". Fans d'Eddie Cochran, Chuck Berry et autres Elvis, réjouissez vous, "rock'n'roll is still alive and well". Alternant reprises et compos persos, les trois compères ont foutu le feu au Centre Max-Paul Fouchet. De l'énergie avec une bonne dose de spontanéité, de la maestria allié à un vrai sens du spectacle, il n'en fallait pas plus (excusez du peu) pour que le public soit aux anges et en redemande.Hot Chickens. La claque de la soirée.

Changement d'atmosphère avec Neal Black. Son "high voltage Texas boogie" était attendu. Mais, apparemment, ce genre musical ne fait pas très bon ménage avec le Beaujolais nouveau. Neal Black avait mis le pilote automatique et si ses chorus étaient bien ficelés, tout cela manquait d'âme. Du coup, c'est Fred Chapellier, le guitariste du backing band qui a attiré tous les regards. Et le bouge est foutrement doué pour faire chanter sa Télécaster. On est pas loin de la verve et de la fluidité d'un Jean-Michel Kajdan. S'il passe près de chez vous, ne vous privez pas d'aller passer un bon moment.Neal Black.
Fred Chapellier. La surprise de la soirée.

Pour en savoir plus : monsite.wanadoo.fr/hot-chickens
www.fredchapellier.com

15 novembre 2006

When the blues is in town...


Elle sera l'une des reines des deux soirs.

Cap sur Méricourt, vendredi et samedi soir pour la 12ème édition du Sam Blues Festival. Pour le programme, lisez ce qui suit :
Vendredi : Old Man (le blues de chez nous), Hot Chickens et Neal Black.
Samedi : El Diablo (tribute to ZZ Top), Back to the roots et Marvellous Pig Noise.
Tout ça se déroulera au centre Max-Paul Fouchet à 20h30 pour les deux soirs. Pour les tarifs, ça reste très abordable : 15 € et 10 € pour les adhérents, demandeurs d'emploi et étudiants.

12 novembre 2006

Comme un air de bayou

Vendredi soir, Billy-Montigny (riante cité du bassin minier) avait un petit air de New Orleans. La bande à Xavier Damoisy, Revival, était dans les murs de l'Espace Delfosse.
Ça, c'est de la programmation judicieuse. Avec le froid qui nous est tombé dessus depuis quelques jours, toutes les occasions pour se réchauffer sont les bienvenues. Alors, Revival en concert à deux pas de chez moi, je suis preneur. Avec ce groupe, pas de prise de tête. Du Creedence, que du Creedence, rien que du Creedence Clearwater Revival. Du rock qui swingue, une musique qui porte en elle la chaleur, la moiteur du bayou de la Louisiane. Pendant plus d'une heure et demie, Xavier et ses potes ont revisité l'oeuvre de John Fogerty et ont fait monter la température au fur et à mesure du concert. Le tout sans prétention et sans autre but que de passer un bon moment. "Laisse le bon temps rouler", comme on dit à la Nouvelle-Orléans. Revival a parfaitement compris le message et sait le faire passer."Fame fifteen minute long", a dit un jour Andy Warhol. A la fin du concert, deux soeurs voulaient à tout prix que je les photographie. Voilà qui est fait et en plus, on les voit. C'est beau le progrès.

26 octobre 2006

Question de choix

C'est toujours la même chose. Au moment du choix des photos pour un nouveau post, j'hésite toujours. Et, a posteriori, je ne suis pas satisfait de la sélection. De toute façon, à mon âge, on se refait pas. Alors, voilà un bonus sur le concert de Da Silva. En espérant que ça vous plaira.

Raphaël Chevalier, le violoniste de Da Silva. Ne dites pas à sa mère qu'il fait de la chanson française, elle le croit doublure d'André Rieu.






L'histoire d'une vie sur la peau? (bis)

Je reviendrai...

Il est comme ça, Da Silva. Bien après la fin du concert d'hier soir, à l'Escapade, tout en sirotant une bière et en discutant avec ses fans, il lâche - l'air de ne pas y toucher : "J'ai bien aimé ce concert, le public était bien, j'ai mis le feu... Je reviendrai". Ce n'était pas des paroles en l'air.
Sur la scène comme dans la vie, Da Silva respire la sincérité. On sent qu'il n'aime rien tant que de se faire porter par le public après s'être mis à nu devant lui. Car son univers musical tient de l'introspection. A croire que les concerts lui servent de thérapie. Lightshow épuré, musique pointilliste (si, si, ça existe), vague à l'âme persistant dans les textes, tout cela n'incite pas à la franche rigolade. Mais Da Silva sait capter son auditoire entre les morceaux et propose de nouvelles chansons inédites pour le plus grand plaisir des fans qui ne s'attendaient à pareil cadeau. Du coup, le dialogue entre l'artiste et son public fonctionne pleinement, les musiciens se chargeant de faire prendre la mayonnaise. Et au fil du concert, l'osmose s'est réalisée et tout le monde est sorti ravi de la salle. Et si Da Silva n'a pas fait de rappel au bar de l'Escapade, il a beaucoup parlé avec le public, dans une conversation à bâtons rompus comme on peut en avoir dans un bistrot. On parle de tout, de rien; on refait le monde et au moment de se quitter on promet de se revoir. Reviens quand tu veux, Manuel, la porte te sera toujours grande ouverte.

Une complicité forgée au long des routes et de la scène.


Da Silva aime son public qui le lui rend bien.


Instantané d'un regard malicieux.




L'histoire d'une vie sur la peau?

23 octobre 2006

Fais-moi mal, Johnny, Johnny...

Samedi soir à l'Escapade, c'était soirée "oreilles et âmes sensibles s'abstenir" avec No Flag et Punish Yourself. De toute façon, pour ceux qui s'étaient égarés, No Flag s'est chargé de les mettre au parfum : bouchons d'oreille indispensables! Une fois ce geste salvateur effectué, on pouvait apprécier le métal hardcore du quintet lillois. Bon, faut reconnaître que ça finasse pas. La mélodie finement ciselée, les arpèges délicats, z'ont pas ça en rayon chez No Flag. Eux font dans le brutal sans concession. C'est speedé et carré et ça n'est pas sans rappeler parfois Biohazard ou Machine Head. Comme références, il y a pire. Mais le public ne leur a pas réservé le meilleur accueil. De fait, la grande majorité des spectateurs était là pour Punish Yourself et son cyber punk fluo (c'est leur définition). Pour ma part, je parlerai plus d'électro-punk sado-maso, certes, mais fluo. Quant au show, il est un savant mélange de provoc rock'n'rollienne du meilleur goût (à la sauce Iggy Pop ou Wendy O Williams) et d'un lightshow assaisonné à la lumière noire. De quoi mettre le maquillage en valeur et de passer un bon moment pour découvrir le nouvel cd "Gore, baby, gore" (tout un programme). Mercredi, changement d'ambiance avec Da Silva. La chanson française énergique, ça va me reposer les tympans.

Un véritable athlète de haut niveau, le chanteur de Punish Yourself.


Avec un petit coup de meuleuse, votre concert a tout de suite une autre allure.


Bienvenue dans l'univers bigarré de Punish Yourself.


Mika, le "screamer" de NoFlag.


A la fin de leur set, No Flag avait invité quelques potes sur scène. Ça a tout de suite mis un peu d'ambiance.

21 octobre 2006

Séquence copinage

Jusque demain 17h, des artistes ouvrent leurs ateliers au public dans la région Nord/Pas-de-Calais dans le cadre de l'opération "les couleurs du temps". L'un de mes potes, Frank, participe à ce week-end portes ouvertes. Grand spécialiste de peinture abstraite, il joue avec les couleurs par le biais de l'informatique et de la peinture acrylique. Ensuite, à chacun d'interpréter la signification des toiles. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous demain de 10h à 12h et de 14h à 17h au 123, rue Etienne Flament à Lens. Vous pourrez découvrir ce que peinture abstraite veut dire (ou ne pas dire du tout).

16 octobre 2006

3, 2, 1, 0... Ignition sequence started

Ça, c'est du lancement. Bon, pour être honnête, vendredi soir à l'Escapade, ça ne s'est pas passé exactement comme ça. On n'est pas à Cap Carnaveral. Le lancement de la saison 2006/2007 a été moins bruyant et plus convivial. Pas mal d'adhérents étaient venus humer l'air du temps et assister au premier spectacle de la saison, "l'Oeil du loup" - un conte de Daniel Pennac (lisez ou relisez "la fée Carabine"!) mis en scène par la Compagnie du Tire-Laine. Ce récit de la rencontre d'un loup d'Alaska et d'un petit africain dans un zoo est une réflexion sur l'errance et la solitude, celle du grand fauve emprisonné et celle de l'enfant chassé de son pays par la guerre. On a connu plus drôle comme ouverture, mais parfois un peu de profondeur, ça repose les zygomatiques. Auparavant, dans le théâtre de verdure (pour ceux qui auraient raté un épisode, allez jeter un oeil sur le post du 26 juin) Farid O et sa troupe nous avait balancé un ovni musical, croisement audacieux entre une guitare aux accents manouche, des danseurs hip-hop et un narrateur (Farid dans son propre rôle) servant sobrement un texte sur l'immigration et l'intégration. De quoi botter les fesses à bien des idées reçues. C'est peut-être le moment ou jamais...

Amateurs de curiosité et de sensations fortes, Punish Yourself, c'est le 21 octobre. C'est pas du guignol pour les petits "nenfants". C'est du grand-guignol pour les grands enfants.


Da Silva sera à l'Escapade le 25 octobre. "Décembre en été", octobre au printemps? Pour ceux qui ne connaissent pas, allez voir son site : http://www.totoutard.com/artistes.php?idArtiste=dasilva


Farid O a ouvert le bal du lancement de la saison.


David Verkempinck, le boss de l'Escapade : "Viendez tous!"


L'Oeil du loup. La plume de Daniel Pennac sur une scène, ça fait mouche.

08 octobre 2006

Kino se rôde

Jef se remet à l'ouvrage. Nouvelles chansons, nouveaux muzicos, il faut que cette mécanique de précision qu'est un groupe fonctionne sans entrave. La route est encore la meilleure école. Du coup, Jef s'embarque dans une nouvelle tournée. Vendredi soir, il était à Drocourt pour un concert gratuit. Ce qui ne veut pas dire qu'il s'agissait d'un concert au rabais. Dix nouvelles chansons, mais une pêche intacte et toujours cette envie de bien faire malgré un public clairsemé. D'ailleurs, allez y comprendre quelque chose. "Les gens" se plaignent souvent qu'il ne se passe pas grand-chose dans ce genre de petites communes. On leur propose un concert de qualité pour pas cher (moins cher que gratuit, ça existe?) et ... quasiment personne. De quoi décourager les meilleures volontés. Mais je me suis bien amusé derrière les boîtiers. Et Jef est vraiment un grand bonhomme encore trop méconnu.

Romain, le gratteux de Jef est tout fier de sa nouvelle acquisition, une Gretsch White Falcon.


L'oeil du maître.


Le légendaire bond sur scène.


Plein feu sur la basse.


it's only rock'n'roll.