11 juin 2008

New York, New Yorkkkk !!!!

Il était étrangement silencieux ce blog. Un peu déserté... Je n'avais peut-être pas grand' chose à dire. Mais là, j'ai quelques photos à vous montrer, résultat d'une escapade new yorkaise de huit jours. Donc, pas de blabla mais des images !
Même vu du ciel, c'est haut. (Financial District)
Brooklyn vue de Manhattan. Ça change. Habituellement on voit le contraire.
Deux gratte-ciels. Deux époques.
Central Park et ses terrains de base-ball.
Pour ceux qui l'auraient oublié, New York est aux USA...

22 mars 2008

Un zeste de politique

En matière de politique, on a été gâté. On a même parfois frôlé l'overdose. Petit retour en arrière sur les municipales d'Hénin-Beaumont qui ont vu la réélection du maire sortant, Gérard Dalongeville, et la poussée continue du Front national. Contrairement à ce que certains se plaisent à dire. La peur n'évite pas le danger.

20 février. François Hollande vient en terre de mission donner sa bénédiction à la liste conduite par le maire sortant et Marie-Noëlle Lienemann. Et un rang d'oignons, un !
21 février. Sarkozy et son show sont en représentation sur l'ancien site Metaleurop. Comme d'habitude, il se met la majorité des personnes présentes dans la poche. Un redoutable animal politique que notre président.
16 mars. Second tour des municipales. Je suis en commande pour le JDD. J'accroche cette image de Marine Le Pen au sortir du bureau de vote. Depuis le dimanche précédent, la fille du leader frontiste sait que la conquête de la mairie d'Hénin-Beaumont par le FN a échoué. Alors, restera, restera pas dans le bassin minier?
16 mars. Juste avant le dépouillement, Gérard Dalongeville sait qu'il a gagné. Ses 43% de la semaine précédente ajoutés à la peur du FN devrait lui assurer une majorité confortable. Vers 20h30, les résultats tombent : 52 % pour le maire sortant, qui est réélu dans un fauteuil.
16 mars. Au siège héninois du FN, Steeve Briois est tout sourire. le FN n'a certes pas réussi son OPA sur la mairie, mais le parti d'extrême-droite passe de 3 à 5 élus au conseil municipal et gagne plus de 1500 voix par rapport aux municipales de 2001.

04 février 2008

L'empire d'essence - 2

La suite...




L'empire d'essence - 1

Week-end vroum-vroum sous le soleil du Touquet avec l'Enduropale que tout le monde persiste à appeler l'Enduro du Touquet. J'étais là pour suivre Timoteï Potisek, le grand favori de l'épreuve. Il se fera carotter la victoire par un Arnaud Demeester qui ne l'a pas joué très réglo. Et je ne suis pas le seul à le dire. Donc, comme d'hab, voilà une sélection d'images. Si vous aimez, dites-le. Si vous n'aimez pas, dites-le aussi !




21 janvier 2008

A la demande générale...

Je vais commencer à poster les images de l'expo (voir post précédent) avec leurs légendes. N'hésitez pas à laisser vos commentaires !

Pascal Béclin - Courcelles-lès-Lens - Canal de la Deûle - 9 janvier 2008
“Ça fait vraiment bizarre de ne plus voir la tour à plomb et la grande cheminée quand on s’arrête ici. Pour moi, Metaleurop, c’est avant tout Pennaroya. En 1980, j’étais étudiant et j’avais dégoté un job d’été à la fonderie. J’étais jeune, je ne savais pas où je mettais les pieds ! J’y ai passé un mois en travail posté. L’un de mes derniers soirs de travail, j’ai été brûlé au cou par une projection de métal en fusion. Ma chaîne de cou était collée sur ma peau. c’est très désagréable mais j’ai été jusqu’au bout de mon poste. Avant la fin de mon contrat, on m’a proposé une embauche, mais ma petite amie de l’époque m’a dit : “C’est Pennaroya ou moi !”. Aujourd’hui je suis programmateur musical dans une structure culturelle.
(...) Au moment du conflit, plein de souvenirs sont remontés à la surface. Je comprenais le désarroi de la population et des salariés. Mais ne nous leurrons pas, cette usine qui était un vecteur d’emploi était aussi un vecteur d’atteinte à la santé pour ceux qui y travaillaient”.
Alain et Muriel Carpentier - Courcelles-lès-Lens - 8 janvier 2008
“Ça fait quatre mois que je recherche du boulot... Comme beaucoup d’entre nous, j’ai fait de l’intérim, je ne me voyais pas rester sans rien faire... On a bien eu droit à des formations payées, mais après on a été lâché dans la nature. Et encore, je ne suis pas le plus à plaindre. Le pire, c’est pour ceux qui n’avaient pas de métier dans leurs mains.
(...) Moi, Metaleurop, c’est 23 ans de ma vie. J’ai été plombé cinq fois. Mais bon, on le savait. On faisait pas du chocolat.
Dans cette histoire, nos gouvernants sont contents d’eux. Ils ont évité le pire, mais pas nous.
Et puis je me souviens de l’attitude de François Fillon. A l’époque, il était ministre des Affaires sociales. C’est avec lui que nous avons signé le plan social. Nos épouses s’étaient impliquées sans compter dans la lutte. Pour la “photo de famille”, il a refusé de poser avec elles!”.
Xavier Bétaucourt - Noyelles-Godault - Café l’Etrier - 24 décembre 2007
“En tant que journaliste, ces événements m’ont profondément marqué. On voit le monde du travail d’un autre oeil. C’est peut-être ça qui m’a donné envie d’écrire cette histoire qui est devenue la BD “Noir métal”... Ce côté hors normes du site, des implications financières et environnementales, des personnages. D’ailleurs, le hors normes, on y est toujours. La preuve, cinq ans après on en parle encore”.
Dany Boon - Hénin-Beaumont - Cinéville - 6 janvier 2008
Le comique natif d’Armentières est en pleine tournée de promotion pour son nouveau film “Bienvenue chez les Ch’tis”. En 2003, il avait participé au match de solidarité qui s’était déroulé au stade Bollaert à Lens, en donnant le coup d’envoi de la rencontre Lens/Lyon et en marquant un but après une longue course en solitaire, le tout sous les acclamations et l’hilarité du public. Lorsque j’évoque avec lui le projet de cette exposition, entre deux portes et avant une séance de dédicaces, Dany Boon me demande ce que sont devenus les métallos et où en sont leurs démarches juridiques. Il me promet un mot pour l’expo... Mais la promo a ses impératifs...
Jacques Houzet, Jean-Pierre Bertrand, Daniel Bouquet - Noyelles-Godault - Locaux d’A.C.E - 14 janvier 2008
“J’ai peut-être eu une prémonition, le 14 janvier 2003”, raconte Jean-Pierre Bertrand. “J’étais de nuit, et j’avais pris mon camescope pour avoir un souvenir à montrer à ma famille. Je suis rentré chez moi le 15 à 6h du matin. Le 17 au matin, j’ai appris la nouvelle par les infos, je suis tombé dans mon fauteuil. C’était comme un viol. Ça faisait 28 ans que je travaillais là. Nous qui avions été élevé dans la culture du travail... Certes, il y avait des signes avant-coureurs, les conditions de travail étaient devenues ignobles. Mais là... Le conflit nous a soudé. Moi, ça ma donné la rage , ça m’a fait rebondir au départ. Et puis, l’usine fermée, j’ai eu un passage à vide. Là, je me suis dit qu’il fallait que je me remue”.
“Avec Jean-Pierre, Daniel, Eric, Jean-Claude et Jacky, nous ne voulions pas laisser l’usine dans l’état de délabrement qui était le sien au moment de la fermeture”, indique Jacques Houzet. “Nous souhaitions la faire mourir dignement. Pour le coup, on nous a pris pour des fous”.
“Lorsque nous avons présenté notre projet à la cellule emploi, ils nous ont dit que nous avions 50% de chances de réussite”, explique Daniel Bouquet. “”On a affiné l’idée de base et notre connaissance du site a incité Sita à nous faire confiance. Nous avons créer A.C.E (Activ-Coeur Environnement) le 17 novembre 2003. Notre spécialité ? La sécurité, la formation, et la protection dans la dépollution et le démantèlement de sites industriels. La création c’était exaltant, mais très dur aussi. J’ai failli divorcer”.
“Aujourd’hui A.C.E, ce sont huit salariés, c’est aussi A.C.L (Actif Coeur Laverie) qui est spécialisé dans le lavage des vêtements qui ont été en contact avec le plomb”, note Jean-Pierre Bertrand. “Avec le recul, je ne sais pas si on le referait... C’est pas facile de se replonger dans les études à plus de 50 ans. Et puis nous avons découvert la gestion des entreprises sur le tas. En plus, nous songeons toujours à la pérennité de l’entreprise. Et 5% de nos salaires partent tous les mois en augmentation de capital. Mais nous ne regrettons rien”.

06 janvier 2008

Cinq ans...

Si vous croyez que je viens juste de me remettre des agapes de Nouvel an, détrompez-vous. Je travaille sur une nouvelle expo consacrée à Metaleurop cinq après. Ben oui, déjà cinq ans que pour les 830 salariés de Metaleurop Nord, le ciel leur est tombé sur la tête un soir de janvier 2003. Le début d'une renaissance pour certains, d'une descente aux enfers pour d'autres, d'un changement de vie pour tous. Cinq ans après que sont -ils devenus? Les promesses faites la main sur le coeur et des trémolos dans la voix par des politiques de tous bords ont-elles été tenues? Par une galerie de portraits d'ex-métallos mais aussi de personnalités extérieures, je tente de faire un instantané d'une histoire qui est (hélas) loin d'être finie.
L'expo se déroulera à la MAC de Sallaumines, du 21 janvier au 16 février et l'entrée est gratuite. Viendez nombreux!
J'en profite aussi pour vous souhaiter une très belle et bonne année qui, je l'espère, verra s'exaucer tous vos voeux pour vous et vos proches. Et surtout, Banzaï!!!!

10 décembre 2007

It's a madhouse (2)

La suite, toujours en images...




It's a madhouse...

C'est ce que clamait, il y a quelques années, le groupe Anthrax sur une rythmique tronçonneuse. Jeudi dernier à Arques, pour la première de "Sade, le théâtre des fous", Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault nous ont fait plongé dans cet univers. Celui de la folie vu par Donatien Alphonse François, marquis de Sade alors qu'il était interné à la maison de santé de Charenton. Quelques fortes pensées du "Divin marquis" lues d'une voix quasi sépulcrale par Alain Delon, une bande-son signée Laurent Garnier, une chorégraphie forte et sans tabou font de "Sade, le théâtre des fous", un véritable coup de poing dans la g... La preuve en images.




26 novembre 2007

Women in Uniform

A Hénin-Beaumont, la féminité est dans l'air du temps. Vendredi, Marie-Noëlle Lienemann faisait son premier tour de marché (j'y reviendrai). Samedi, l'Escapade accueillait "Muses en live", une soirée de femmes mais pas seulement pour les femmes. Débat, expo de peinture et musique étaient au programme. Voici un petit florilège en images.
Charlotte Marin dans l'ombre. C'est voulu, elle est tellement belle en pleine lumière. Quoique l'ombre ne lui va pas mal non plus...
Eric Traissard, le guitariste de Charlotte Marin est, lui aussi, dans l'ombre. Chinoise, naturellement.
Pour certains, la musique est une mise à nu. Les Suprêmes Dindes en font une réalité.
Laurent est toujours dans les bons coups. La preuve.
Le rock au féminin, on en redemande !

22 novembre 2007

Jour de manif

Mardi matin à Arras. Les grévistes sont dans la rue. Plus de 1000 personnes qui battent le pavé de la capitale artésienne, ça ne s'était pas vu depuis des lustres. Dans le cortège, je repère une gueule, une vraie. Traits burinés, barbe à la Karl Marx. C'est presqu'une image d'Epinal.

C'est reparti pour un tour!

Vendredi dernier, j'ai été jeter un oeil au premier concert du groupe d'un pote, Cavalcadus. En fait de groupe, il s'agit d'un duo qui a mitonné des petites chansons délirantes, amusantes et sans conséquence. Si des choses sont encore à peaufiner, la prestation scénique a fait un tabac et plus particulièrement un clin d'oeil assumé et appuyé à Claude François. Si les petits cochons ne les mangent pas, ces drôles de bougres pourraient faire un sacré bout de chemin.
Pour en savoir plus sur eux, c'est là que ça se passe : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=159259790
So, you wanna be a rock'n'roll star
Cloclo !!!
Il y en avait pour tout le monde

03 octobre 2007

Sans légende

"Une image vaut mille mots", disait Jean Cocteau. La preuve.

26 septembre 2007

Elliott Murphy en images

Samedi soir, concert à Billy-Montigny. C'est Elliott Murphy qui vient égrener son folk-rock en compagnie d'Olivier Durand, un ex-Little Bob. C'était sympa, si ce n'est qu'un abruti avec une caméra jouait les divas et a pourri la vie des photographes présents ce soir-là. "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".